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08.10.2008

Réunion MotionD dans le 11ème

MotionD11.JPG

24.09.2008

Compte-rendu de la réunion de lancement de la motion "Changer la Gauche pour changer la France" Samedi 20 septembre 2008

 

 

 

Quelques éléments de la réunion du samedi 20 septembre à la Bellevilloise

Rappelons en guise d'introduction que la Bellevilloise, située rue Boyer dans le XX

e, est un haut

lieu de l'histoire ouvrière, sociale et politique puisqu'elle fut, des années 1870 aux années 1930, la plus

grande coopérative parisienne et un grand centre d'éducation populaire et politique dont les murs

résonnèrent, entre autres, de la voix de Jean Jaurès.

Samedi dernier à 15h s'y est tenue, autour de Martine Aubry, une réunion au cours de laquelle ont

été d'une part annoncé le fait que Martine Aubry serait la première signataire d'une motion rassemblant

notamment, mais pas seulement, des camarades issus des contributions « Une vision pour espérer, une

volonté pour transformer », « Reconstruire à gauche » et « Besoin de gauche »; et d'autre part précisés

les axes majeurs de cette future motion.

Après avoir souligné l'ancrage populaire et la diversité du XX

e arr., ainsi que le soutien fervent

témoigné au Parti socialiste, et au-delà à la gauche toute entière, par ses habitants, Frédérique Calandra,

maire du XX

e, a passé la parole à Martine Aubry. Celle-ci a d'abord tenu à dire le plaisir qu'elle avait à

se trouver ici avec l'ensemble des camarades présents, à un moment qui marque la fin d'une première

phase : celle d'un travail sur les idées, sur le projet plutôt que sur les personnes, mené avec des

camarades issus de tous les courants du Parti.

Martine a ensuite rappelé quelques éléments du diagnostic détaillé dans la contribution « Une

vision pour espérer, une volonté pour transformer »: la crise économique, à l'heure où le libéralisme à

tout crin s'effondre, faisant le plus de mal à ceux qui étaient déjà les plus fragiles ; les crises

énergétique et alimentaire, que nous ressentons vivement dans notre pays et qui pèsent encore plus

durement sur les pays moins avancés, que nous avons contraint à l'abandon de l'agriculture vivrière et à

la monoculture destinée à l'exportation ; la crise climatique, dont il n'est plus besoin de démontrer

l'actualité, tant se succèdent, jusque sur nos territoires, les phénomènes naturels violents ; la crise

sociale, avec des fins de mois de plus en plus difficiles pour bon nombre de nos concitoyens, le

désS uvrement des jeunes dépourvus de carnet d'adresses, le désarroi sinon la misère des personnes

âgées dont on ne fait que nous dire qu'elles coûtent cher à la sécurité sociale, comme si nous ne

devrions pas plutôt nous réjouir que nos parents, nos grands parents vivent plus longtemps ; les crises

géopolitiques, à l'heure où la Russie et les Etats-Unis semblent plus que tentés de réaffirmer leur

domination sur de prétendus prés carrés, à l'heure où une malveillante théorie du « choc des

civilisations » entre Orient et Occident trouve une illustration dans la politique de G. W. Bush.

Face à ces crises, il nous faut agir réellement, concrètement, et en cela déjà nous tranchons avec

Nicolas Sarkozy qui, alors que même la droite américaine en appelle à la régulation et à l'intervention

de l'État, choisit d'appliquer un programme libéral classique totalement archaïque et nous dit, après

avoir plafonné les impôts des plus riches, que « les caisses sont vides » et que « les protections

collectives restreignent les libertés individuelles » !

Mais nous ne sommes pas là seulement pour dénoncer. Olivier Besancenot et François Bayrou

(élevé par les médias au rang de plus grand opposant à Nicolas Sarkozy) s'y emploient eux aussi.

Nous, nous voulons construire un modèle de redistribution moderne et adapté à notre temps, qui

donne à chacun le droit de s'émanciper. Ce modèle, nous aurions dû le construire dès avant 1989 et la

chute du Mur de Berlin, cela aurait évité de laisser, en particulier en Europe centrale et orientale, la

voie libre aux ultra-libéraux et aux mafias. Nous sommes aujourd'hui résolu à bâtir ce modèle et à le

mettre en S uvre, et ce non en faisant appel aux religions ou à la compassion mais à la raison, celle-là

même, d'ailleurs, qui présida à la création de la communauté européenne par ses pères fondateurs.

Que constatons-nous ? Partout où nous portons haut les valeurs de la gauche, plutôt que de les

passer sous silence comme si nous en avions honte, les gens nous suivent, comme en témoignent nos

succès dans les collectivités locales. Il faut être clairement à gauche, il faut un parti qui veuille une

transformation profonde et réelle de la société, un parti profondément européen et internationaliste qui

se batte pour une Europe non pas du marché mais une Europe politique et sociale, celle que tous les

camarades ont toujours appelé de leurs vS ux, et pour un monde qui ne soit pas celui d'une compétition

à toutes les échelles, avec un cercle de pays du « Nord » exploitant la misère des autres, de ceux du

« Sud ».

Le Parti socialiste a beaucoup de personnalités mais il a besoin d'une ligne. Nous voulons proposer

des solutions à très court terme, comme un blocage des loyers dans les zones où une pénurie de

logements se fait sentir, et des solutions à moyen et plus long termes, entre autres sur l'école, sur la

redistribution, sur l'organisation des villes. Il faut reprendre le chemin du social pour pouvoir

émanciper, c'est-à-dire porter chacun au plus haut de lui-même, au sens humain et non capitaliste.

N'ayons pas peur de le répéter : il n'y a pas de liberté sans égalité.

Nous ne voulons pas d'un marché, nous voulons d'une société, nous voulons faire civilisation, et

faire civilisation ce n'est pas mettre en avant sans cesse l'éclat de l'argent. Nous voulons sortir de la

misère et de la pauvreté ceux qui y sont maintenus ou précipités par le système ultra-libéral et offrir à

tous une société dans laquelle la culture a toute la place qui devrait être la sienne, une société dans

laquelle l'accomplissement ne se mesure pas à l'épaisseur d'un porte-feuille une fois venu l'âge de la

retraite.

Voilà donc quelques unes des réflexions et des lignes qui sous-tendront la motion que Martine

Aubry signera en vue du Congrès de Reims.

Après cette présentation, les camarades présents ont été invités à prendre la parole. Sont notamment

intervenus : Serge Janquin (premier secrétaire fédéral du Pas de Calais), Gilbert Roger (Maire de

Bondy et Vice-président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis), Jean-Paul Huchon (Président du

Conseil Régional d'Île de France), Sandrine Mazetier (Députée de Paris), Guillaume Bachelay

(Conseiller général de Seine Maritime), Gilles Pargneaux (Maire d'Hellemmes et Premier secrétaire

fédéral du Nord), ainsi que plusieurs camarades des sections parisiennes, cette liste n'étant bien sûr pas

exhaustive...

La réunion, qui s'est terminée vers 17h, a été suivie d'un point-presse avec les nombreux

journalistes TV, radio et presse écrite présents à la Bellevilloise.

 

Julien Randon-Furling - Section du Xème arrdt

17.09.2008

Aubry préfère «donner de la chaleur» plutôt qu’ouvrir le «Frigidaire»

in "Liberation"

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/352515.FR.php

 

 

La maire PS de Lille, Martine Aubry, interrogée aujourd’hui à Strasbourg sur l’appel de Ségolène Royal à mettre «au Frigidaire» la question des candidatures socialistes, a jugé qu’il valait mieux au contraire «donner de la chaleur».
Martine Aubry, venue en tournée de dédicace de son ouvrage «Et si on se retrouvait…», a répondu, à propos de la déclaration de l’ex-candidate à la présidentielle: «à un moment où il faut au contraire donner de la chaleur à notre peuple et aux militants, je ne suis pas sûre que le Frigidaire soit la meilleure solution».

Ségolène Royal avait proposé lundi sur TF1 «que chacun mette au «Frigidaire» les questions de candidature soit au poste de premier secrétaire, soit, pire, à l’élection présidentielle parce qu’il y a encore quelques années à attendre».

«Je n’ai d’ailleurs pas très bien compris si elle était ou pas candidate, mais ce n’est pas le sujet», a commenté Aubry. «Que propose-t-elle? C’est la seule chose qui est importante». Ségolène Royal «n’est plus candidate tout en étant candidate. On ne comprend plus rien, ou on le comprend trop bien», a un peu plus tard glissé la maire de Lille.

Pressée de questions sur une éventuelle candidature au poste de première secrétaire, l’ancienne ministre de Lionel Jospin a éludé: «je suis candidate à un travail collectif pour redonner espérance aux Français». Interrogée sur le rapprochement de François Hollande et Bertrand Delanoë, en meeting commun la veille à Cergy-Pontoise, elle a assuré: «rien de nouveau dans tout cela. C’est totalement légitime et inscrit depuis longtemps».
 
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